À LA DÉCOUVERTE DU KARITÉ (Vidéo)

Tout africain, au risque de me tromper, a connu le beurre de karité dès son premier cri.

Premier cri, premier bain.

Premier massage au beurre de Karité comme première protection, premiers soins, premier geste d’amour d’une mère envers son nouveau-né.

De l’arbre à l’huile, un tout-en-un

Connu principalement et mondialement pour son huile que l’on retrouve dans les produits cosmétiques et l’industrie agro-alimentaire depuis une dizaine d’années, l’arbre de karité possède d’autres nombreuses vertus qui font de lui un arbre sacré en Afrique.

Ses feuilles, ses racines, ses écorces, ses fruits, tout sur l’arbre de karité soigne, nourrit et protège, la peau tout comme le corps, et même le sol, puisqu’il favorise la pousse des céréales et des tubercules, tout en luttant contre l’érosion.

Le Vitellaria paradoxa (nom botanique) ou le Butyrospermum parkii (terme utilisé pour désigner le beurre de karité dans les ingrédients des produits cosmétiques) ou le Karité, ne pousse que dans la savane arborée, d’où sa profusion en Afrique de l’ouest.

Le karité peut atteindre une hauteur de 15 mètres et produire des fruits sur un siècle. Un vrai cadeau de la nature.

Mais le karité, c’est surtout et avant tout une affaire de femmes en Afrique.

En tout cas chez nous, chez moi.

Les hommes se servent de son huile aussi, bien évidemment, mais respectant la tradition, les femmes sont, et restent les gardiennes des secrets de cet arbre, et de son huile si précieuse. Elles le travaillent, le protègent et profitent de ses fruits.

De façon concrète, le karité leur permet de participer activement au développement socio-économique de leur communauté, ainsi qu’à la stabilité financière de leur foyer.

Utilisée aujourdhui par tous, depuis des siècles par les femmes africaines, l’huile végétale de karité, est riche en acides gras insaturés et en vitamines anti-oxydantes. C’est une huile polyvalente par excellence qui est utilisée en cuisine, à des fins thérapeutiques, et surtout pour des soins de beauté.

Au quotidien, cette huile transformée en beurre à température ambiante, protège la peau contre le froid, les coups de soleil ; lutte contre les crevasses et gerçures, sert de baume nourrissant pour les cheveux secs, nourrit la peau et atténue les rides et signes de vieillissement de la peau.

Des innombrables vertus, des utilisations multiples que je vous ferai découvrir à chaque nouvel article dans la catégorie qui lui est consacrée.

Toutefois, la principale raison pour laquelle je réalise cette vidéo, c’est notre politique de consommation. C’est cette manie que nous avons de dévaloriser systématiquement ce qui vient, ce qui est produit chez nous.

Dévaloriser en doutant de la qualité du produit parce que ne portant pas l’étiquette d’une grande marque.

Dévaloriser en faisant la course au bas prix, même connaissant la qualité indéniable du produit.

En cosmétique, c’est une spirale qui maintient les producteurs ruraux dans des conditions de pauvreté, et qui fournit les caisses des grandes marques de l’industrie cosmétique qui viennent s’approvisionner constamment en Afrique, comme ailleurs.

Produire pour survivre, tel est le quotidien de milliers de femmes productrices du beurre de karité à travers toute l’Afrique de l’Ouest.

Des tonnes de beurre de karité transitent chaque année de l’Afrique de l’ouest vers le reste du monde.

Et pourtant, non seulement les conditions de vie, de travail de ces productrices ne s’améliorent pas avec le temps, mais l’étendue du travail, pour obtenir cette précieuse huile est méconnue.

Comme notifié dans le “À propos”, à travers Tokè-nsa, je veux raconter, montrer et faire vivre l’histoire de ces femmes, et hommes. J’aspire ainsi, créer, progressivement, un environnement de consommation sain, juste, un cheminement vers un commerce équitable, avec l’aide de tous.

Combien de fois avez-vous entendu, lu la liste interminable des bienfaits de la précieuse huile de karité ?

Dans ces moments, vous êtes-vous déjà posé une seule fois la question, de savoir comment elle est produite ?

Munie de mon portable, j’ai réalisé un petit reportage pour vous montrer, le temps, l’énergie que ces femmes investissent pendant tout le processus de la fabrication du beurre de karité, dont elles profitent faiblement.

J’espère vous amener à porter un regard nouveau sur le beurre de karité, sur sa vraie valeur, culturelle, économique et financière.

LA PRODUCTION DU BEURRE DE KARITE

Dans le processus de fabrication traditionnelle du beurre de karité, on passe par plusieurs étapes dont :

La récolte : les fruits du Karité sont récoltés généralement, entre mi-juin et septembre. Débarrassés de leur pulpe, laquelle est d’ailleurs consommable, on n’obtient des noix dont on récupère l’amande.  La récolte peut durer des jours, voire des semaines.

Décorticage et séchage : les noix sont débarrassées de leur coque, pour faire place aux amandes qui seront lavées, triées puis séchées. Le séchage peut prendre des jours également.

Le concassage : c’est l’une des étapes les plus éprouvantes. Réduire les amandes séchées en poudre à l’aide des mortiers et des pilons, à défaut des machines.

 

La torréfaction : les amandes concassées sont ensuite torréfiées et moulues afin d’obtenir une pâte épaisse.

 

L’extraction : La pâte est barattée avec de l’eau afin d’en extraire la matière grasse. Encore une fois à la main. Ceci pendant des heures.

 

La cuisson : sur un feu doux, la mousse obtenue après le barattage se transformera en huile.

Pendant la cuisson, des racines sont ajoutées à l’huile lui donnant ainsi sa couleur jaune. Ces racines sont également utilisées dans la médecine traditionnelle pour guérir des courbatures, les fatigues musculaires.

 

 

 

Je vous laisse découvrir tout ceci en vidéo.

Prêts ?

Direction Sola….

N’hésitez pas à la partager, à donner vos appréciations et apports en commentaires.

Apprenons tous des uns des autres.

 

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